Expo Heimlich II

 
 

Heimlich II est le deuxième volet d'un projet d'exposition mené en collaboration avec l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles pendant le festival Off des RIP d’Arles en 2010. Le titre de l'exposition, détournant le titre d'un fameux essai de Freud, est également un clin d'œil à l'aspect cinématographique que certaines des photographies véhiculent. Se situant à la lisière entre réalité et fiction, ces dernières nous placent dans un univers décalé, qui nous est à la fois familier et profondément étranger. S'y croisent non seulement photographie documentaire et photographie plasticienne, mais aussi histoires familiales, souvenirs collectifs, références cinématographiques, picturales et littéraires.


L'association La Ziggurat regroupe des jeunes commissaires d’exposition désireux de promouvoir la jeune création. Conçus comme des plate-formes d’expression pour artistes, des lieux d’échange critique et des laboratoires d’expérimentation, les projets de La Ziggurat désirent ouvrir de nouvelles perspectives tout en s'inscrivant dans le paysage culturel existant.


Les artistes :


Lucille Chombart Delawe

Si ses images renvoient à l’esthétique du polar, elles sont en réalité de l’ordre du documentaire social. Lucille s’intéresse aux métiers de l’ombre, à la solitude des travailleurs nocturnes, et à l’atmosphère particulière qui règne dans ces lieux en marge des rythmes normaux. Elle accorde une attention particulière aux « états de corps », à ces corps absents, relâchés, en veille – postures paradoxales pour un métier nécessitant une attention accrue.


Julie Fisher

Le diaporama « Heim » est réalisé à partir de diapositives familiales retrouvées et scannées. Plusieurs éléments troublent le statut de ces images, tantôt familières tantôt étrangement décalées. La photographe se situe dans une posture paradoxale vis-à-vis de son sujet, oscillant entre une grande intimité et une distance quasi documentaire.


Jessica Hervo

Jessica travaille sur la frontière trouble entre réalité et fiction. Ses images jouent avec la perte d'évidence, sur le décalage qui va faire basculer une scène a priori familière du côté de l'étrange, poussant le spectateur vers un état qui l’éloigne du quotidien.


Mezli Vega Osorno

Extraites de trois séries différentes, ces photographies témoignent d'une mise en scène évidente, d’une approche quasi documentaire, ainsi que d’une ambiguïté volontaire entre construction et simple enregistrement. Pour autant, une puissance visuelle se dégage de chacune des images.


 

dans le cadre du Festival Image Publique

du 6 au 23 octobre 2011